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JUSTICE

Tentative de coup d’État : quinze ans de prison requis contre plusieurs officiers supérieurs des FARDC

Quinze ans de prison ferme, sans admission de circonstances atténuantes et assortis de la destitution de leurs grades, ont été requis, lundi 25 août, contre plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ils sont accusés d’avoir comploté contre le chef de l’État dans le but de renverser par la force le régime en place, rapporte l’Agence congolaise de presse.

Lors d’une audience de la Haute cour militaire, tenue à la prison de Ndolo, dans le nord de Kinshasa, lundi 25 août 2025
Lors d’une audience de la Haute cour militaire, tenue à la prison de Ndolo, dans le nord de Kinshasa, lundi 25 août 2025

Lors d’une audience de la Haute cour militaire, tenue à la prison de Ndolo, dans le nord de Kinshasa, le général-major magistrat Cyprien Muwau a demandé la même peine pour les prévenus David Lusenge, le lieutenant-colonel Gervais Malaji, les majors Paluku, Jean-Marie Kasereka et Philippe Mambolo, ainsi que le lieutenant Kakule. D’autres officiers supérieurs poursuivis dans cette affaire encourent la même condamnation.

« Qu’il plaise à votre Haute cour militaire de constater, établies en faits et en droit, les charges de complot à l’encontre du général de brigade Ericsson Bakati, visant à changer le régime de Kinshasa par les armes, et de le condamner sans admission des circonstances atténuantes à quinze ans de servitude pénale principale et à sa destitution », a déclaré le magistrat.

Le ministère public a toutefois requis des peines réduites de trois ans de prison contre le colonel André-Jean Nyenze et Alphonse Kasereka, invoquant leur coopération avec la justice et, pour le second, son absence d’antécédents. Certains prévenus ont en revanche été acquittés, le parquet estimant que les faits reprochés n’étaient pas établis.

Les faits remontent au mois d’avril, lorsque quarante officiers avaient été filmés dans un hôtel de Bandalungwa, à Kinshasa, proclamant la fin du régime et annonçant la prise du pouvoir. La diffusion de cette vidéo avait entraîné leur arrestation et l’ouverture d’un procès retentissant.

Gloire MALUMBA.K

LA REDACTION

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