Selon Radio Okapi, citant des sources locales, la situation sur ce site pourtant créé par arrêté communal est devenue particulièrement préoccupante. La dernière assistance humanitaire d’urgence remonte au 3 janvier. Depuis, les déplacés survivent dans une précarité extrême, sans appui suffisant.
Sur place, les structures sanitaires sont débordées. Le bourgmestre de la commune de Kisangani, Jupson Bokendi Popolipo, fait état d’une pénurie généralisée de médicaments. Après une intervention de Médecins Sans Frontières (MSF) pour contenir une épidémie de choléra, les centres de santé locaux se retrouvent aujourd’hui démunis face à l’afflux de malades.
« Nous avons enregistré dix-sept décès liés à diverses maladies. Nous faisons face à d’énormes difficultés, car les médicaments sont inexistants », a-t-il alerté.
À cette crise sanitaire s’ajoute une insécurité alimentaire grandissante. Chaque jour, entre 3 000 et 4 000 enfants quittent le site pour se rendre au centre-ville de Kisangani, où ils mendient pour survivre. Une situation qui les expose à de multiples risques, notamment les disparitions, les accidents de la circulation et l’exploitation.
Face à l’urgence, le bourgmestre lance un appel pressant aux autorités provinciales et nationales, ainsi qu’aux partenaires humanitaires, pour une intervention rapide. « La commune dispose de moyens très limités. Nous faisons avec le peu que nous avons, mais cela ne suffit plus », a-t-il conclu.
Gloire MALUMBA.K

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