Depuis ce mercredi 7 janvier 2026, le président américain Donald Trump a officiellement annoncé le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, à l’issue d’un examen conduit par son administration sur l’utilité et l’efficacité de ces institutions. Cette décision s’inscrit dans le cadre du décret exécutif 14199, dont l’évaluation d’autres organisations reste en cours.
Dans un communiqué, le département d’État américain justifie cette mesure par le caractère, selon lui, redondant, mal géré et dispendieux de plusieurs de ces organisations. L’administration Trump estime également que certaines institutions ont été « capturées par des intérêts particuliers » promouvant des agendas jugés incompatibles avec les priorités stratégiques des États-Unis.
Washington considère en outre que certaines structures multilatérales représentent une menace pour la souveraineté nationale, les libertés fondamentales et la prospérité économique du pays. Une critique récurrente de Donald Trump, qui s’inscrit dans sa vision d’un engagement international strictement conditionné aux intérêts américains.
Le président américain a réaffirmé sa ligne dure, jugeant inacceptable de continuer à mobiliser « le sang, la sueur et les ressources du peuple américain » au profit d’organisations produisant, selon lui, peu ou pas de résultats concrets. Il affirme vouloir tourner la page d’une époque marquée par le transfert de milliards de dollars de fonds publics vers des intérêts étrangers, au détriment des citoyens américains.
En conséquence, les États-Unis engageront un retrait effectif des 66 organisations figurant sur une liste officielle publiée par l’administration. Pour Washington, cette décision illustre la volonté de rompre avec ce qu’elle décrit comme une dérive d’un système de coopération internationale initialement pragmatique vers une gouvernance mondiale excessive, éloignée des intérêts nationaux.
L’administration Trump critique notamment la place grandissante accordée aux politiques de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), aux campagnes pour l’« égalité de genre » ainsi qu’à ce qu’elle qualifie d’orthodoxie climatique. Ces orientations seraient, selon elle, portées par un projet mondialiste soutenu par des réseaux d’élites et le « complexe ONG » multilatéral, déjà fragilisé par la fermeture de l’USAID.
« Nous ne continuerons pas à engager des ressources, du capital diplomatique et la légitimité que confère notre participation à des institutions sans pertinence pour nos intérêts ou en conflit avec ceux-ci », conclut le communiqué. L’administration Trump affirme privilégier désormais une coopération internationale sélective, fondée sur le réalisme, la prudence et la défense prioritaire des intérêts du peuple américain.
Gloire MALUMBA.K

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