Intervenant sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), la diplomate a rappelé que ce projet, « ancien, jamais mis en œuvre », pourrait enfin voir le jour si les engagements contenus dans l’accord de paix signé le 27 juin à Washington entre Kinshasa et Kigali sont respectés.
Ce vaste chantier s’inscrit dans la dynamique économique de cet accord, conclu entre deux pays en conflit depuis plusieurs décennies.
Parrainé par les États-Unis, l’accord prévoit notamment la mise en place d’un mécanisme de sécurité conjoint, chargé de superviser le retrait progressif des troupes rwandaises présentes en territoire congolais, ainsi que la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé rwandais actif dans l’est de la RDC.
Lucy Tamlyn a souligné le caractère « réaliste » de cet accord, fondé sur des engagements mutuels assortis de sanctions en cas de non-respect. « Nous avons clairement dit qu’il y aurait des conséquences si les engagements ne sont pas tenus », a-t-elle averti, évoquant d’éventuelles mesures diplomatiques ou économiques.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, l’accord ambitionne de poser les bases d’une coopération économique régionale, à travers des projets d’intégration susceptibles de favoriser le développement des pays concernés.
Gloire MALUMBA.K

Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!