Selon les autorités sanitaires locales, ces lits médicaux modernes réglables en hauteur et dotés de barrières latérales, potence porte-sérum, roulettes à frein centralisé et matelas antibactériens visent à renforcer la sécurité des patients et à améliorer les conditions de travail du personnel soignant.
« Nous revenons au nom du Chef de l’État pour répondre aux besoins urgents exprimés après le pillage, notamment en lits, en eau potable et en ambulances », a déclaré l’un des conseillers présidentiels.
Avant les destructions, la capacité d’accueil de l’hôpital militaire était estimée à une cinquantaine de lits. Cette nouvelle dotation devrait permettre de rétablir un seuil minimal de prise en charge des blessés de guerre ainsi que des patients nécessitant des soins médicaux et chirurgicaux.
Sur place, les responsables hospitaliers décrivent des services entièrement dépouillés : lits démontés, matelas emportés, armoires pharmaceutiques fracturées et stocks de médicaments disparus. Les réseaux d’eau et d’électricité auraient également été endommagés, compromettant gravement l’asepsie et la continuité des soins.
Au-delà de l’hôpital militaire, plusieurs infrastructures d’Uvira écoles, centres de santé, bâtiments administratifs, lieux de culte et entreprises ont été victimes de vandalisme et de pillages, aggravant une situation humanitaire déjà fragile.
Pour les spécialistes de la santé en zone de conflit, la remise en état d’un hôpital ne saurait se limiter au mobilier. Elle suppose également la sécurisation des installations, la restauration de l’accès à l’eau potable, la disponibilité continue de l’électricité, des équipements de stérilisation fonctionnels, un approvisionnement régulier en médicaments essentiels ainsi que la mise à disposition d’ambulances médicalisées.
Les autorités congolaises assurent que cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large de restauration progressive des services publics à Uvira, ville stratégique du littoral du lac Tanganyika, conformément aux priorités définies par le président Félix Tshisekedi.
Grâce MAUA

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