Selon l’organisation, ces violences s’inscrivent dans un contexte régional complexe, marqué par l’imbrication d’acteurs locaux et étrangers. Le rapport évoque, de manière métaphorique, l’existence d’un « père », assimilé au Rwanda, et d’un « fils », en référence au mouvement armé M23, régulièrement accusé d’opérer dans l’est du pays.
À Uvira, les chercheurs de l’ONG affirment avoir documenté la découverte d’une trentaine de fosses communes, ainsi que de nombreux cas d’exactions commises contre des civils lors de l’occupation de la ville. Ces éléments, selon le rapport, ont été corroborés par les autorités provinciales, qui ont repris le contrôle de la zone à la suite du retrait du M23 et du rétablissement progressif de l’administration.
Sur le terrain, les autorités locales tentent désormais de restaurer l’ordre public. Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a indiqué que la stabilisation de la situation sécuritaire et la prise en charge des victimes figuraient parmi les priorités immédiates. Des mesures sont également envisagées pour favoriser le retour des personnes déplacées.
Dans ce contexte encore fragile, plusieurs organisations internationales et locales appellent à un renforcement des mécanismes de protection des civils et à une réponse coordonnée. Elles alertent sur les risques de nouvelles violences dans une région marquée par la persistance des groupes armés et la faiblesse des institutions.
MKG

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