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SÉCURITÉ

Uvira : les FARDC accusent l’armée rwandaise et le M23-AFC de pillages et de violences sexuelles

Alors que le M23-AFC affirme s’être retiré d’Uvira, les Forces armées congolaises dénoncent la poursuite de graves exactions dans la ville. Elles accusent l’armée rwandaise et ses alliés rebelles d’actes de pillage et de violences sexuelles visant des civils, sur fond de détérioration de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.

Les éléments des FARDC. ( photo d'illustration).
Les éléments des FARDC. ( photo d'illustration).


Face à la recrudescence des hostilités dans la région, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) accusent, ce vendredi 16 janvier, l’armée rwandaise et ses alliés du groupe armé M23-AFC d’être responsables de pillages et de violences sexuelles commis contre des civils à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.

Dans un communiqué officiel, l’armée congolaise affirme que, contrairement aux annonces de retrait formulées par le M23-AFC, les forces qu’elle qualifie « d’agresseurs » demeurent présentes dans la ville et poursuivent leurs exactions contre la population. « Contrairement aux annonces de retrait, des militaires rwandais sont toujours présents à Uvira et se livrent à des actes de pillage », souligne le document.

Selon les FARDC, plusieurs cas de viols, de vols et de pillages ont été signalés dans les quartiers Nyamyanda et Kimanga, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026. Face à cette situation, l’armée indique avoir saisi la communauté internationale ainsi que ses partenaires afin d’alerter sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du Sud-Kivu.

Tout en dénonçant ces exactions, les FARDC appellent la population d’Uvira au calme et à la vigilance, l’exhortant à ne pas céder à la panique. L’armée assure que « l’ennemi est aux abois » et réaffirme sa détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays et à assurer la protection des civils.

Ces accusations surviennent alors que, dans une correspondance adressée le jeudi 15 janvier 2026 au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le coordonnateur politique de la rébellion AFC/M23, Corneille Nangaa, a annoncé avoir placé la ville stratégique d’Uvira sous la responsabilité de la communauté internationale.

La rébellion précise que cette décision s’inscrit dans le cadre du retrait de ses forces, annoncé dès le 15 décembre 2025 et récemment réitéré, tout en invoquant son attachement au cessez-le-feu. Le mouvement armé, soutenu par le Rwanda selon les autorités congolaises, annonce également le désengagement immédiat de son « unité d’observation et de monitoring », déclinant toute responsabilité quant à la sécurisation future de cette importante agglomération du Sud-Kivu.


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