Cette session exceptionnelle vise à faire avancer la mise en œuvre des amendements dits de Kampala, adoptés en 2010, lesquels prévoient la possibilité pour la Cour de poursuivre les auteurs d’agression armée, qu’ils soient individus ou représentants d’un État.
Dans son allocution prononcée lundi 7 juillet à l’ouverture des travaux en séance plénière, Samuel Mbemba a rappelé que la CPI est aujourd’hui compétente pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide, souvent commis dans le sillage d’actes d’agression. « Il est désormais urgent que la Cour puisse également poursuivre le crime d’agression en tant que tel », a-t-il déclaré.
Interrogé par la presse, le ministre a précisé : « La position de la RDC est sans équivoque : il ne peut plus y avoir d’impunité pour les auteurs de crimes d’agression. C’est dans cet esprit que nous poursuivons notre action, aux côtés de nos partenaires internationaux. »
Faisant référence à la situation sécuritaire dans l’est du pays, en proie à des conflits armés et à des incursions étrangères répétées, Mbemba a estimé que l’élargissement du mandat de la CPI représenterait « une avancée majeure pour la justice internationale ». « Si cette compétence devenait pleinement opérationnelle, elle permettrait d’engager des poursuites contre les auteurs d’actes d’agression dirigés contre la RDC », a-t-il insisté.
Le ministre a par ailleurs salué le leadership du président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa, estimant que les avancées diplomatiques actuelles sont le fruit d’« une vision sincèrement nationaliste » portée par le chef de l’État. « Nous serons présents partout où il sera question de paix, de sécurité et de justice pour notre pays », a-t-il conclu.
Gloire MALUMBA.K

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