Cette cérémonie marquait l'aboutissement des travaux organisés simultanément dans les trois pôles scientifiques de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani. Les assises ont réuni des constitutionnalistes, juristes, politologues, sociologues, économistes, anthropologues, linguistes, praticiens du droit et chercheurs autour d'une réflexion scientifique destinée à contribuer au renforcement de la gouvernance institutionnelle en République démocratique du Congo.
Dans son allocution, la ministre a rappelé que lorsque le pays faisait face à des menaces contre sa dignité et son intégrité territoriale, les chercheurs congolais, réunis au sein du Front Patriotique Scientifique National, avaient mis leur expertise au service de l'État. Selon elle, leurs analyses, leurs travaux juridiques, leurs recherches historiques et leurs expertises multidisciplinaires ont permis de doter les institutions nationales d'arguments solides pour défendre les intérêts de la République sur la scène internationale.
« Hier, la science a protégé la Nation. Aujourd'hui, elle éclaire la République », a déclaré Marie-Thérèse Sombo, mettant en avant le rôle stratégique de la recherche scientifique dans l'élaboration des politiques publiques.
La ministre a, par ailleurs, salué le patriotisme des chercheurs qui, au-delà de leurs responsabilités académiques, ont accepté de mettre leur savoir au service de l'intérêt général. Elle a insisté sur la qualité des travaux réalisés, fondés sur la rigueur scientifique, l'objectivité et la méthode, loin des passions et des considérations partisanes.
Se projetant vers l'avenir, Marie-Thérèse Sombo a estimé que les mutations institutionnelles, économiques, sécuritaires, climatiques et technologiques imposeront une implication toujours plus forte de la communauté scientifique nationale.
« La Nation aura toujours besoin de ses scientifiques. Fidèles à leur vocation et à leur devoir patriotique, ils répondront présents. Votre ministère est fier de vous. La République compte sur vous », a-t-elle affirmé.
Clôturant son intervention, la ministre a souligné que l'évaluation de la Constitution du 18 février 2006 « ne relève ni d'un exercice de circonstance ni d'un effet de mode ». Selon elle, cette démarche scientifique et républicaine s'inscrit dans la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, Grand Chancelier des Universités et Instituts supérieurs, de bâtir un État fort, moderne, efficace et résolument au service du peuple congolais.
À travers cette initiative, le ministère réaffirme la place centrale de la recherche scientifique dans l'accompagnement des réformes institutionnelles et la production de solutions durables face aux grands défis auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
Au terme de la cérémonie, un exemplaire officiel des conclusions du colloque a été remis au conseiller principal au collège juridique de la Présidence de la République, représentant le directeur de cabinet du Chef de l'État.
Gloire MALUMBA.K

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